Blog de la confrerie de la quintefeuille

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samedi 7 juin 2014

Corvée pour Jean Le Vayer ,sire de Pescheray

Jour de corvée pour les confrères et consoeurs.
Conviés par le seigneur de Pescheray, Jean le Vayer, tous se mettent au travail de bon matin.
Quelques arbres abattus, comme en d'autre temps nos bucherons.

Couper, débarder, écorcer, faucher.... Chacun a fort à faire durant cette chaude journée.
Le soir au bivouac, l'hypocras et l'ale sont appréciés.
Quand la nuit tombe, et que le paon éteint son chant, c'est le calme qui revient.
La nuit se lève, et alors que les confrères sont massés près du feu, les loups se font entendre au loin dans la forêt....

Quelques images.
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bucheron

mardi 20 mars 2012

La forêt au moyen-âge

La terre gelée est au repos et les paysans se font bucherons.

Au Moyen-Age le terroir agricole est repartie en deux zones complémentaires ; l’AGER, terre la mieux mise en valeur qui correspond à une zone de culture régulière et le SALTUS, espace de possession partielle exploitée intensivement.
Au XIV et XVème siècle, le SALTUS reprend de l’importance par rapport à l’ager.

La forêt est une part conséquente de ce saltus, celle-ci est d’une importance considérable dans la vie quotidienne de l’homme médiéval, très présente dans l’art et les mentalités, elle subit lors du XIIIème siècle des grandes campagnes de défrichement qui font des ravages, obligeant les pouvoirs à prendre des mesures de protection.
En France à la fin du XIVème siècle, le plus grand propriétaire de la forêt c’est l’Eglise, d’ailleurs suite au conflit franco-anglais, les trois provinces les plus riches en bois du domaine royal ( Normandie, Ile de France et Champagne) sont aux mains des anglais. Le contexte de crise, la guerre, les épidémies estompent le risque de pénurie de bois, il y a un regain des taillis au XVème siècle.
A l’échelle locale, on crée deux mesures de protection : Les zones mises en « DEFENS », le propriétaire soustrait une parcelle de bois aux droits d’usages, elle est réservée aux activités du seigneur (la chasse). Les droits d’usage autorisent le ramassage du petit bois, c'est-à dire du bois mort pour alimenter le feu domestique, mais aussi le débitage du mérain, c'est-à-dire le bois d’œuvre pour bâtir une maison ou fabriquer des outils.
Les BREUILS (de 1 à 5 hectares) qui sont des petits espaces clos par un rempart de terre, près du château qui permet de protéger la reproduction des cerfs et sangliers en semi liberté. Ces mesures prises pour des raisons cynégétiques permettent de protéger les ressources en bois.
En effet la forêt est exploitée de multiples façons.
Le bois sert à tout : à la construction, à la cuisine et au chauffage, à fabriquer des charrettes et des outils (râteaux, herses, fourches). Le bois est la première source d’énergie et une matière première indispensable. La forêt fournit le bois de chauffage et le combustible pour l’industrie artisanale, mais aussi pour la construction, l’outillage et même les armes de guerre. Le bois de taillis ou de futaie qui fournit des grands arbres est très demandé, on l’utilise pour les charpentes en priorité. Le chêne est l’essence la plus coupé, on l’abat aux environs de 40 ans. La consommation de bois pour la construction est énorme. Son écorce est utilisé pour en extraire le tannin qui sert à travailler les peaux. . Les cendres obtenues à partir de l’écorce des autres essences servent à améliorer les terres cultivables, teindre les vêtements, tanner les peaux, fabriquer le savon, fabriquer le verre et même laver le linge.

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