Blog de la confrerie de la quintefeuille

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lundi 11 mai 2015

Historique du château de lassay au XVème siècle

La présence du château est attestée dès le XIIème siècle, il occupe une place stratégique dans le Maine car c’est un château qui garde la frontière des duchés de Bretagne et de Normandie.

En 1417, les anglais l’auraient en partie détruis, depuis 1404 le château est aux mains de Charles de Vendôme, mais ses terres sont confisquées en 1420 par le dauphin Charles (futur roi Charles VII) car il s’est allié avec l’ennemi.

C’est Jehan de Vaux capitaine de Mayenne qui prend possession de la forteresse de Lassay.

En 1422, devant l’impossibilité de tenir le château face aux anglais qui occupent la Normandie, Yolande d’Aragon, comtesse du Maine et d’Anjou ordonne son démantèlement, il est courant à l’époque de neutraliser des châteaux en détruisant certaines parties pour éviter que l’ennemi s’y installe.

En 1452, Jehan II de Vendôme récupère les terres confisqués à son père et entre 1457 et 1458 fait reconstruire son château.

En 1462 ce seigneur est en procès au parlement de Paris avec les habitants du bourg au sujet du droit de guet auquel il veut les contraindre.Le château ayant été longtemps inefficace les sujets de Lassay refusent de se plier à l’obligation de monter la garde aux remparts.( Arch nat X2a,32, plaidoirie du 8 mars 1462)

Automne 1467, la basse Normandie est occupée par les bretons, la forteresse de Domfront distante de 23 km est occupée par l’ennemi. Pour protéger les frontières du Maine , Louis XI envoie Guérin le Groing tenir garnison à Lassay avec sa compagnie d’ordonnance.

En 1470, des travaux de maçonnerie assez important sont entrepris .Un dénommé Hubert Landry accusé et convaincu de divers vols est condamné à une amende et taxé « pour sa pauvreté » à la somme de 30sols et à servir comme manœuvre les maçons du chastel.

En 1485, Jehan Forget , maréchal ferrant de Lassay fait les ferrures des fenêtres de la tour de dessus le moulin.

En 1497, Jamyn Loret et Guillaume Canu , deux maçons refont les fossés et Emery Ogier refont le pont du chastel.

La proximité de la frontière bretonne et les incertitudes de l’allégeance du duché au roi de France explique l’entretien de l’aspect militaire de la forteresse. Elle illustre les modes de fortification de la fin de la guerre de cent ans, avec l’apparition des premières meurtrières adaptées à l’artillerie tout en maintenant des courtines hautes et contrôlées par de nombreuses tours.







Château de Lassay

samedi 10 janvier 2015

Article OUEST FRANCE 6 janvier 2015

Un bien bel article a été publié cette semaine. Avec tous nos remerciements associatifs aux colporteurs du Maine et d'ailleurs.
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tir a l arc archers

Pescheray en fevrier MMXV

Saint-Remy-du-Val en mars MMXV.

Calendrier consulter nos dates:

http://www.confreriedelaquintefeuille.fr/



Tous nos remerciements au journal OUEST FRANCE.

Sillé le Guillaume

lundi 20 octobre 2014

Le tir au papegeai

Les compagnies d’archers et d’arbalétriers apparaissent à partir 12e siècles dans les “bonnes villes”du nord de la France et connaissent un grand essor lors des troubles de la guerre de Cent ans.

Parallèlement à leur création se développe, le tir au papegaut ou papegeai.

Le papegaut (“papagai” en allemand) désigne en ancien français le perroquet, oiseau exotique aux couleurs vives, idéal pour constituer une cible.
On usait bien sûr d’un oiseau en bois ou en métal, fixé sur une lance arrimée par des haubans au sommet d’une tour, ou placé en haut d’un grand arbre.
Qui l’abattait était proclamé roi du papegaut.

C’est un moyen pratique pour les échevins des villes fortifiées d’entrainer et d’entretenir une milice urbaine apte à défendre les murs de la cité.
papegeai

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samedi 1 février 2014

Bulletin des associations de Lombron

Publié récemment dans le bulletin des associations de la commune de Lombron (72)


bulletin Lombron

Lombron

http://www.mairie-lombron.fr

dimanche 17 mars 2013

Nouvel article: le Maine dans les décennies 1420 -1430 (partie 1)

Voici un petit article sur la guerre de 100 ans.

Le-Maine-dans-les-décennies-1420-1430-(première-partie)

hommes d'armes anglais

Bonne lecture.

lundi 29 octobre 2012

Vènerie au parc de Pescheray

Oyez, oyez !! En ce jour du XXX novembre MMXII, nous fêtons Saint André . Comme les cieux s'annoncent relativement clément et que l'on entend les bêtes dans les bois, le veneur s'en va quête d'ouvrage. Petits et grands le retrouverons dans le parc, occupé au produits de sa chasse. Près des loups ou des sangliers, évitant l'ours, saurez-vous le dénicher? Guérin Heurtevilain a beaucoup à vous apprendre, petits enfançons et pèlerins d'automne...

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Il s'agit ci-dessus plus précisément de la curée, au moment où l'un des chasseurs, à droite, achève de sonner l'hallali.
Les chiens dépècent le sanglier. La scène se déroule au centre d'une forêt dont les arbres sont encore en feuilles.
La meute est représentative des modes de chasse de la vénèrie du sanglier, bête féroce pour les chiens et les veneurs selon Gaston Phoebus

Le limier est tenu en laisse, alors que les autres chiens , chien baud, alan vautre ( dogue) et lévrier participent à la curée.

Les veneurs portent à la ceinture les guides, lanières de cuir qui attachent les chiens par deux avant la chasse, ils portent l'épieu et le cor de chasse symbole de leur fonction.

On peut prendre un peu de recul avec cette enluminure , car les veneurs portent des couleurs très vives , ce qui n'est pas recommandé pour la chasse, de plus censé illustrer le mois de décembre , la forêt porte encore tout son feuillage.

La curée est un terme de chasse qui désigne une cérémonie qui suit la mise à mort de l’animal.

Cette cérémonie est destinée à rendre hommage à l'animal de chasse et à récompenser les chiens.
On sonne alors à nouveau les fanfares sonnées au cours de la chasse de manière à en rappeler les épisodes.
Puis, pendant que les chiens « font curée », si l’animal est donné en entier il est dit que la meute est « mise en curée ».
Et on sonne d'autres fanfares dédiées aux veneurs présents.

Ce terme désigne la chair, les os et les entrailles des grands gibiers abattus qui sont distribués aux animaux en récompense lors de cette même cérémonie.

Il existe trois types de curées :

  • la curée chaude, réalisée tout de suite sur place ;
  • la curée froide, réalisée plus tard dans un lieu de rendez-vous ;
  • la curée aux flambeaux, réalisée la nuit

(Sources: BNF, Très Riches Heures du duc de Berry, ....)

Pescheray

samedi 22 septembre 2012

Comice de Saint Célerin le 2 septembre MMXII



La confrérie de la Quintefeuille a participé à l'animation au manoir de Boisdoublé.


Merci pour l'accueil chaleureux du public de Saint-Célerin !

Article paru dans le Maine Libre (mardi 4 septembre)

Article Comice

photos article comice

Après une si belle journée ensoleillée, on ne peut que souhaiter revenir à Boisdoublé !

lundi 27 août 2012

Animation au château de Boisdoublé

En ce prochain dimanche deux septembre de l'an MMXII (02/09/2012), la confrérie de la Quintefeuille sera présente au château de Boisdoublé.

La troupe installera le camp dans le parc du petit manoir, près de ses dépendances et son pigeonnier.

La ville fut assiégée trois fois lors de la guerre de Cent Ans entre 1430 et 1440.
Le manoir de Boisdoublé trouve probablement ses origines au XVe siècle.

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C'est avec plaisir que la confrérie de la Quintefeuille ouvrira ses ateliers aux public, pour de riches moments d'échanges et quelques animations.
La confrérie se réjouit de ce rendez-vous à Saint-Célerin.

mardi 20 mars 2012

La forêt au moyen-âge

La terre gelée est au repos et les paysans se font bucherons.

Au Moyen-Age le terroir agricole est repartie en deux zones complémentaires ; l’AGER, terre la mieux mise en valeur qui correspond à une zone de culture régulière et le SALTUS, espace de possession partielle exploitée intensivement.
Au XIV et XVème siècle, le SALTUS reprend de l’importance par rapport à l’ager.

La forêt est une part conséquente de ce saltus, celle-ci est d’une importance considérable dans la vie quotidienne de l’homme médiéval, très présente dans l’art et les mentalités, elle subit lors du XIIIème siècle des grandes campagnes de défrichement qui font des ravages, obligeant les pouvoirs à prendre des mesures de protection.
En France à la fin du XIVème siècle, le plus grand propriétaire de la forêt c’est l’Eglise, d’ailleurs suite au conflit franco-anglais, les trois provinces les plus riches en bois du domaine royal ( Normandie, Ile de France et Champagne) sont aux mains des anglais. Le contexte de crise, la guerre, les épidémies estompent le risque de pénurie de bois, il y a un regain des taillis au XVème siècle.
A l’échelle locale, on crée deux mesures de protection : Les zones mises en « DEFENS », le propriétaire soustrait une parcelle de bois aux droits d’usages, elle est réservée aux activités du seigneur (la chasse). Les droits d’usage autorisent le ramassage du petit bois, c'est-à dire du bois mort pour alimenter le feu domestique, mais aussi le débitage du mérain, c'est-à-dire le bois d’œuvre pour bâtir une maison ou fabriquer des outils.
Les BREUILS (de 1 à 5 hectares) qui sont des petits espaces clos par un rempart de terre, près du château qui permet de protéger la reproduction des cerfs et sangliers en semi liberté. Ces mesures prises pour des raisons cynégétiques permettent de protéger les ressources en bois.
En effet la forêt est exploitée de multiples façons.
Le bois sert à tout : à la construction, à la cuisine et au chauffage, à fabriquer des charrettes et des outils (râteaux, herses, fourches). Le bois est la première source d’énergie et une matière première indispensable. La forêt fournit le bois de chauffage et le combustible pour l’industrie artisanale, mais aussi pour la construction, l’outillage et même les armes de guerre. Le bois de taillis ou de futaie qui fournit des grands arbres est très demandé, on l’utilise pour les charpentes en priorité. Le chêne est l’essence la plus coupé, on l’abat aux environs de 40 ans. La consommation de bois pour la construction est énorme. Son écorce est utilisé pour en extraire le tannin qui sert à travailler les peaux. . Les cendres obtenues à partir de l’écorce des autres essences servent à améliorer les terres cultivables, teindre les vêtements, tanner les peaux, fabriquer le savon, fabriquer le verre et même laver le linge.

bucherons

bucheron

samedi 31 décembre 2011

Les archers de la Quintefeuille

Au cours du mois de décembre, entrainement au maniement de l'arc pour les membres de l'association.
Un bon moment associatif, productif et amical.
Formation, pratique et échange (exploits et anecdotes) entre archers.

Encore un moment agréable de préparation pour nos prochaines prestations.

Sellig le gallois est perplexe en ce début d'après-midi. Certes les bras sont présents, mais entre la précision des vétérans, les hésitations des recrues et les gestes peu conventionnels des autres, il a fort à faire pour former sereinement ses combattants. Sans compter qu'on lui a encore imposé la présence des damoiselles au sein de son équipe. A quoi donc pouvait penser messire Jean de Bueil ?

Mais le maître archer est un formateur aguerri, et les paires de bras malhabiles gagnent peu à peu en précision. Soit dans le geste, soit dans... la cible. A défaut parfois d'atteindre l'objectif, les archers se confrontent à la difficulté, apprennent de leurs erreurs.

Guérin le veneur, comme à son habitude, fait mouche, regrettant que la cible ne soit mobile et comestible.... Maître Sellig n'a pas laissé l'ombre d'un doute sur sa performance, tant en vitesse qu'en précision.

Le temps passe vite sous le soleil de l'hiver, et chercher les flèches perdues occupe un bon moment aussi.

Ravis et pressés de recommencer les archers se séparent en pensant aux prochaines batailles à venir.

On murmure ça et là que cela pourrait se produire à Saint Denis d'Anjou, très prochainement.... archers.jpg

Tags: Saint Denis d'Anjou; tir à l'arc